| Polychrome est encore une référence à un autre sens que l'oreille, la
vue. Chaque couleur de cet album illumine un tableau en perpétuel mouvement. Nous découvrons, sous les traits de Charles Duytschaever, un jeune batteur au son à la fois sauvage et d'une incroyable finesse.
La voix d'Isabelle Calvo se révèle dans des demi-teintes qu'on ne lui connaissait pas, simplement au service du pianiste Arnaud Bécaus, qui
signe toutes ces compositions si délicatement "colorées".
Polychrome ouvre un nouvel espace à la musique de Lilith, un espace émotionnel d'une plus grande variété, où la richesse "pigmentée" de ce trio, se livre joliment à nos oreilles, à nos imaginaires, juste pour les enluminer. |